Case Study

« Qu’est-ce qu’un pantalon ? Nous savons tous qu’il s’agit d’un vêtement qui nous habille de la taille aux pieds en séparant nos deux jambes. Cette chose à première vue ordinaire a cependant une histoire peu banale, car, autant qu’un vêtement, le pantalon est un symbole » – Christine Bard

Le concept

Au premier atelier, nous voilà rassemblés au B99 pour écouter la présentation de M. Bourgaux : en quoi consistera notre travail de fin d'année ? Certaines infos avaient déjà fuité je savais donc que je devrais réaliser un side-project. Pendant cette rencontre, nous nous sommes réunis par groupe de 5 et, en mode  « brainstorming »  nous avons mis sur papier différents thèmes qui nous semblaient intéressants ainsi que de potentiels sujets à exploiter.

Une liste de presque 200 projets a été élaborée par tous les membres de la section ; celle-ci permettant à chacun d’y piocher une ou plusieurs idées.

Je n’avais pas réellement de projet concret au départ, je savais juste que je voulais faire quelque chose de totalement différent par rapport à mon travail de l’année précédente. En effet, l’an dernier j’avais créé une marque de thé fictive pour rester dans ma zone de confort : la communication visuelle.

Ces premiers échanges m’ont surtout fait réaliser que je voulais construire mon nouveau projet autour d’un sujet plus personnel, qui m’interpelle, qui met en avant une problématique : l’écologie, la gestion des déchets, la composition des produits de beauté, l’évolution de la mode.

Par élimination certains de mes sujets étaient beaucoup trop vastes, il fallait que je cible une idée plus précise : l’illumination… L’émancipation féminine à travers l’histoire du pantalon.

Et après on fait quoi ?

Lorsque j’ai commencé mes recherches, je me suis rendu compte de l’étendue des informations que j’avais à ma disposition (livres, sites web, reportages).

J’ai commencé par la lecture du livre « Une histoire politique du pantalon » de Christine Bard ce qui me semblait être un bon début. Je me suis retrouvée perdue dans 400 pages de contenu beaucoup trop détaillé par rapport à ce que je recherchais. J’ai surligné les passages essentiels que j’ai recoupés avec d’autres sources pour vérifier leur fiabilité.

J’ai soumis mes nombreuses notes à M. Bourgaux qui m’a conseillé d’en conserver les éléments essentiels. J’ai donc retravaillé mon contenu pour trouver le juste milieu entre le trop et le pas assez.

Je me suis sentie rassurée d’avoir trouvé mon contenu mais j’étais incapable de donner un titre à mon projet. Dans mon esprit, ce n’était pas un blog, ce n’était pas une application, ce n’était pas du storytelling… mais alors qu’est-ce que c’était ? Ben finalement, à ce stade, je ne le sais toujours pas !

De l'abstrait au concret

Mon contenu en poche, il me semblait évident de créer un logo pour représenter mon projet. J'ai réalisé différents essais que j'ai soumis à mes proches et à certains de mes professeurs. Je voulais un nom significatif mais pas ordinaire pour autant.

Je me suis tournée vers les divinités grecques et le nom d'Hera m'est apparu comme une évidence. Qui pouvait mieux représenter les femmes que la déesse des femmes.

Essai de différents logos
Essai de différents logos
Essai de différents logos
Essai de différents logos
Logo définitif

Pour mon design, j'avais une idée assez précise dès le départ (images d'archives en sépia, contour progressif, une timeline et un swipe sur mobile). Après avoir mis cette idée sur Sketch et l'avoir présentée à Mme. Wera, elle m'a encouragé à exploiter différemment mes images (papier déchiré, photo vieillie,…), m'a suggéré de rendre mon projet plus immersif (menu plus discret, texte plus prononcé). C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience que le code ne serait pas de tout repos.

remier essai de design
Deuxième essai de design
Troisième essai de design

Me voilà confrontée à ma bête noire, le JavaScript. J’ai commencé à coder assez rapidement pour anticiper les difficultés que je risquais de rencontrer en utilisant une timeline et un swipe. Il y a des choses que je savais ne pas maîtriser mais je me suis aidée de documentations, de tutos et j’ai fait appel à des amis et à différents professeurs (M. Thronte, M. Therasse et M. Terranova) qui m’ont donné des pistes, montré des exemples que j’ai pu utiliser par la suite.

Au fur et à mesure que mon projet avançait, je me suis rendu compte que mon design était beaucoup trop monotone et ne mettait pas les images d’archives en valeur. Ni une ni deux, soyons fou : le 28 mai je recommence mon design.

Il faut des touches de couleurs, des formes pour dynamiser mes pages. En naviguant sur Pinterest, je suis tombée amoureuse des créations graphiques de Cristiana Couceiro dont je me suis inspirée pour le traitement de mes images. J’ai passé plusieurs heures à tester différentes compositions rendant chaque image unique. Ce travail m’a passionné car j’ai pu laisser libre cours à mon imagination et surtout faire parler mon côté « commu » parce qu’il faut quand même bien se l’avouer : le code c’est pas mal mais les compositions graphiques c’est mon dada !

Mon travail prend forme, contenu et images se complètent…

Première composition graphique
Deuxième composition graphique
Troisième composition graphique
Quatrième composition graphique
Cinquième composition graphique

Dénouement

Tout d'abord, une bonne nouvelle : je suis réconciliée avec le code (sans pour autant trahir le design) J'ai réalisé que les deux sont compatibles et surtout, complémentaires. Je me sens beaucoup plus à l'aise, j'ai plus confiance en mes capacités et je me rends compte que je suis plus efficace dans ma manière de travailler.

Avec ce projet, j'ai eu envie de prouver que je pouvais m'en sortir dans un domaine qui n'est pas forcément celui que je préfère. J'ai pu mettre en avant mon côté artistique mais aussi montré de quoi j'étais capable en code et en JavaScript.

Au final, mon side-project est l'aboutissement d'une année remplie de nouveau acquis.